Le Canada pourrait-il devenir le premier « membre associé » de l'Union européenne? C'est l'invitation surprenante lancée à Mark Carney par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Pour décortiquer cette annonce, nous avons discuté avec Geneviève Dufour, professeure de droit international à l'Université d'Ottawa, une institution au cœur de notre région de Gatineau-Ottawa. Selon Mme Dufour, il ne faut pas s'attendre à obtenir un passeport européen de sitôt. Ce statut d'associé, encore inédit, est d'abord un geste symbolique fort. L'Europe cherche à solidifier ses alliances face au protectionnisme américain.
Bien que nous ayons déjà un accord de libre-échange avec l'UE depuis 2016, nos entreprises peinent à diversifier leurs marchés, préférant la facilité du voisin américain avec qui nos normes sont harmonisées. Cette nouvelle main tendue de l'Europe pourrait toutefois encourager nos entreprises locales et nationales à enfin traverser l'Atlantique pour réduire notre dépendance économique face aux États-Unis.
On parle ici d'un statut de membres associés et non d'un membre à part entière