À l'approche de la date limite des négociations sur le libre-échange avec les États-Unis, l'anxiété grimpe chez les producteurs laitiers de la région Gatineau-Ottawa. L'enjeu principal: la possible fin de la gestion de l'offre. Ce système, en place depuis 50 ans, assure une prévisibilité des revenus et garantit la collecte du lait sur l'ensemble du territoire québécois.
Pour Pascal Leduc, président des Producteurs de lait de l'Outaouais-Laurentides, l'abandon de ce modèle pourrait s'avérer catastrophique, particulièrement pour les fermes éloignées des centres de transformation. Contrairement aux États-Unis, qui subventionnent massivement l'exportation de leurs surplus, le Canada ne subventionne pas sa production laitière. L'abolition de la gestion de l'offre exposerait notre marché à une concurrence inéquitable.
Les producteurs locaux craignent que le gouvernement canadien cède une fois de plus, alors que les trois derniers accords commerciaux ont déjà coûté 18% du marché canadien à l'étranger. Si Washington met ses menaces à exécution, des droits de douane de 50% seront imposés sur de nombreux produits d'ici 48 heures.
Si le Canada devait céder encore, je ne sais plus en quel gouvernement croire. Un jour, je vais être complètement désillusionné.