L'établissement de détention de Hull a enregistré une importante saisie d'objets prohibés en juin dernier, évaluée à près de 62 000$.
La marchandise, incluant des cellulaires et des stupéfiants, a été interceptée à la suite d'une livraison par drone. Isabelle Mailloux, directrice générale du réseau correctionnel de Montréal, explique que si cette technologie représente un défi grandissant pour les établissements, d'autres méthodes de contrebande traditionnelles demeurent actives.
«Le phénomène des drones est venu apporter une problématique ou un enjeu supplémentaire.»
Pour contrer ce phénomène souvent lié au crime organisé, le gouvernement déploie actuellement un plan de 35 millions de dollars. Ce financement vise l'ajout d'équipements de détection de drones, la sécurisation des infrastructures et le rehaussement de la fouille. Les individus impliqués dans ces introductions illicites s'exposent à des sanctions disciplinaires administratives sévères, de même qu'à de potentielles accusations criminelles devant les tribunaux.
Écoutez Isabelle Mailloux faire le point sur la contrebande carcérale au micro de Geneviève Gagné