L'utilisation croissante des médicaments de la catégorie des GLP-1 (dont fait partie le célèbre Ozempic) par des athlètes de haut niveau comme Serena Williams soulève d'importantes questions éthiques et scientifiques.
Bien que ces molécules soient initialement conçues pour le traitement du diabète et de l'obésité, leur usage à des fins de perte de poids accélérée suscite le débat quant à leur inclusion sur la liste des substances interdites.
Écoutez le directeur du laboratoire de contrôle du dopage de l’Institut national de recherche scientifique (INRS), Jean-François Naud, faire le point lundi.
Selon lui, s'il est clair que ces médicaments comportent des risques pour la santé d'athlètes non-diabétiques, la preuve scientifique d'une amélioration directe de la performance reste encore à démontrer.
Néanmoins, l'Agence mondiale antidopage surveille étroitement la présence de ces molécules dans les échantillons afin d'évaluer l'ampleur de la situation.