La gestion des appels d'urgence par Santé Québec suscite une profonde indignation en milieu rural.
Le maire de Kazabazua, Robert Berniquez, dénonce vivement une directive provinciale entrée en vigueur à l'automne 2025. Celle-ci écarte systématiquement les premiers répondants locaux des appels jugés de « priorité 3 » par les répartiteurs du 911, une catégorie considérée comme sans danger vital immédiat.
L'absurdité du système a éclaté au grand jour lors d'un récent incident où un résident a subi un AVC. Bien que chaque minute compte pour cette pathologie, les premiers répondants du village, pourtant formés et disponibles, n'ont jamais été alertés. La répartition s'est fiée uniquement aux ambulanciers, situés à Greenfield, soit à plus de 30 minutes de route. En cas d'accidents majeurs simultanés dans la MRC, la région se retrouve ainsi totalement dépourvue de couverture.
Le maire Berniquez critique des décisions bureaucratiques prises dans des « tours d'ivoire ». Pensées pour les grands centres urbains comme Gatineau ou Montréal, ces règles s'avèrent dangereuses pour les municipalités ruraux où les délais ambulanciers sont critiques. De plus, les frais de déplacement des premiers répondants étant assumés par les municipalités et non par la province, cette coupure de service relève de la pure rigidité administrative.
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