Un nouveau stratagème de fraude fait son apparition à Gatineau : l'émergence de fausses contraventions déposées directement sur le pare-brise des véhicules.
L'agent Patrick Kenney, du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), s'est joint à l'équipe en ondes pour détailler ce phénomène inquiétant et outiller les citoyens.
« On a tout le temps 30 jours pour prendre cette décision-là. Donc il ne faut pas se dépêcher pour aller tout de suite payer ce constat-là. Il faut faire nos vérifications avant. »
Source: SPVG
EXEMPLE
Un constat d'infraction à Gatineau est toujours en 3 parties, les 2 premières pour identifier le défendeur, le véhicule, l'infraction, le lieu, la peine et les attestations, en français (page 1) et en anglais (page 2). La 3e page est pour le plaidoyer de non-culpabilité ou pour payer le constat.
Pour éviter de verser de l'argent aux fraudeurs, l'agent Kenney rappelle d'abord que les automobilistes disposent toujours de 30 jours pour payer ou contester. En cas de doute, la première étape essentielle est de contacter le greffe municipal afin de valider le numéro du constat d'infraction. De plus, plusieurs indices visuels permettent de déceler un faux billet. À Gatineau, les vrais constats possèdent un gabarit avec un encadré vert pré-imprimé et comportent trois copies (français, anglais et le plaidoyer). Ils affichent aussi un code QR menant exclusivement vers le site officiel de la ville, et le papier utilisé est thermique, plus épais et glacé, semblable à un billet de loterie.
Le SPVG, qui traite cette activité comme une infraction criminelle passible d'arrestation, invite toute personne suspectant avoir reçu un faux document à communiquer immédiatement avec leurs services.
Écoutez l'extrait audio pour connaître tous les détails et éviter de vous faire prendre!