Google s'apprête à financer un projet d'envergure visant à libérer 32 millions de moustiques mâles modifiés en Floride et en Californie afin de freiner la transmission de virus graves comme le Nil occidental ou Zika.
Bien que l'idée d'introduire des millions d'insectes pour réduire leur population semble farfelue, la science derrière le projet repose sur l'introduction d'une bactérie qui empêche la viabilité des œufs lors de l'accouplement.
Invité à vulgariser cette avancée, le microbiologiste Patrick Fillion rappelle toutefois que cette initiative soulève de réelles questions quant à l'équilibre de la faune locale.
Écoutez Patrick Fillion, microbiologiste et professeur au Cégep de l'Outaouais discuter de la libération de 32 millions de moustiques mâles avec l'animateur Louis-Philippe Brulé.
«Si on a la stratégie d'éliminer, dans le fond, les moustiques, bien là, les biologistes peuvent s'inquiéter du fait que c'est la source de nourriture, quand même, de plusieurs. Les oiseaux, les chauves-souris, les amphibiens.»