L’entente historique de 10 milliards de dollars transférés par le gouvernement fédéral d'Ottawa pour les infrastructures, la santé et l'éducation au Québec est encore sur toutes les lèvres aujourd’hui.
Ce déblocage, qui aura pris deux ans en raison des exigences du Québec de contrôler le transit des fonds, offre une vitrine préélectorale de choix à la première ministre Christine Fréchette (CAQ) aux côtés du premier ministre canadien Mark Carney.
«Ça permet à madame Fréchette d'aller en campagne et de dire : "Voyez, la troisième voie, elle fonctionne. Je réussis à avoir des ententes avec Ottawa, puis on a de l'argent sonnant au Québec."»
Par ailleurs, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) a vertement dénoncé cette annonce, y voyant une tentative d'Ottawa « d'acheter des votes » et de bloquer l’élection d’un parti souverainiste.
«Le Paul St-Pierre Plamondon rafraîchissant qu'on connaissait lorsqu'il n'avait rien à perdre [...] ce PSPP-là est disparu. [...] La pression est forte, il doit gagner, il sait que c'est sa chance.»
Transfuges et double rémunération sous la loupe
Sur le plan de l'éthique parlementaire, deux dossiers chauds retiennent l’attention cette semaine :
- Le NPD a déposé un projet de loi exigeant qu'un député changeant de camp en cours de mandat siège comme indépendant ou déclenche une partielle.
- Le cas Alexandre Boulerice : Le député fédéral, désormais candidat officiel pour Québec solidaire (QS) aux prochaines élections provinciales, continue de toucher son salaire d'Ottawa d’environ 200 000 $. Nos panélistes dénoncent un mélange des genres indécent et un travail de campagne incompatible avec sa charge de législateur actif.
Écoutez le point de vue de Karl Bélanger et Émilie Foster sur les sujets chauds de la semaine en compagnie de Louis-Philippe Brulé.