La CNESST demande aux cols bleus qui font des travaux arboricoles dans les différentes municipalités du Québec de suivre une formation de 1 000 heures.
Ce règlement, qui sera mis en place le 8 juin prochain, a suscité de vives réactions de la part de maires à travers la province qui estiment que cela représente une perte de temps.
Mais en réalité, la formation couvre des aspects importants du métier, notamment la manipulation d'outils dangereux, la gestion des branches ou les soins à apporter à un arbre en mauvais état.
Le but, selon la CNESST, est de protéger les travailleurs contre des accidents du travail qui pourraient être graves.
Écoutez Steeve Tremblay, conseiller en santé et sécurité au travail, faire le point, mercredi, à La Commission.
Il regrette les raccourcis qui ont été faits par certains maires au sujet de cette formation qu'il juge essentielle.
«Réaliser les souches, utiliser une déchiqueteuse, etc. C'est de ça dont on parle. On ne parle pas de faire un trou avec des pelles ou de faire venir une pépine. Creuser un trou, quand j'ai entendu ça, moi, je suis tombé en bas de ma chaise.»