À Gatineau, la grogne monte concernant les longs délais d'émission des permis municipaux.
Qu'il s'agisse d'installer une piscine, un poêle à bois ou d'ouvrir un restaurant, l'attente s'étire. C'est dans ce contexte que l'Institut de développement urbain du Québec (IDU) mène actuellement une vaste étude provinciale.
En entrevue avec France Bélisle, Isabelle Melançon, PDG de l'IDU, explique que ces lenteurs bureaucratiques exacerbent la crise de l'habitation. En effet, la multiplication des couches réglementaires et les retards d'approbation représentent des coûts supplémentaires énormes pour les promoteurs.
Au final, cette facture est inévitablement refilée aux futurs locataires ou propriétaires. L'objectif de l'étude, dont les résultats seront connus en juin, est de prendre une photographie réelle des processus pour forcer une modernisation des façons de faire.
Les Gatinois auront certainement hâte de voir où se classera leur ville dans ce palmarès.