Les habitudes de consommation des jeunes changent drastiquement, eux qui se tournent vers le web plutôt que la télévision traditionnelle québécoise, constate le youtubeur Mounir Kaddouri, sur un ton qui n'est ni fataliste, ni accusateur, dans le documentaire Après moi le déluge.
De l'avis de celui qu'on surnomme Maire de Laval, les médias québécois devraient revoir leurs pratiques de marketing comme les cotes d'écoute, qui sont des référents plutôt nébuleux.
Avec la culture américaine qui fuse sur les réseaux sociaux, on est en droit de se demander si ce sont les médias qui se désintéressent à offrir du contenu québécois aux jeunes plutôt que l'inverse, d'après Mounir Kaddouri.
Écoutez le youtubeur Mounir Kaddouri, se prononcer sur la question, dimanche, au micro de l'animateur Denis Lévesque.
«On observe un désengagement affectif des jeunes à l'écosystème culturel traditionnel québécois, mais eux, ils créent leurs propres référents, ils suivent certaines personnalités, ils ont des événements fédérateurs à leur échelle, mais ça passe peut-être pas par l'entremise d'institutions médiatiques.»