Le rapatriement de quatre Canadiens évacués du navire de croisière MV Hondius soulève de nombreuses questions sur la dangerosité de l'hantavirus, une «bibitte» d'origine animale.
En entrevue, le microbiologiste Marc Hamilton a expliqué que la souche identifiée en Argentine est particulièrement surveillée en raison de sa capacité rare à se transmettre entre humains.
Il souligne toutefois que la période de latence du virus rend la situation complexe.
Écoutez Marc Hamilton, président de l'Association des microbiologistes du Québec et du Groupe Eurofins EnvironeX parler du Hantavirus avec l'animatrice France Bélisle.
«L’être humain asymptomatique va rendre l’humain potentiellement infectieux, même si la maladie ne s’est pas déclarée avant lui. C’est un virus qui, dans sa génétique, prend plus de temps à se déclarer chez un être humain.»
Bien que le taux de mortalité puisse atteindre 40% chez les personnes vulnérables, l'expert rappelle qu'il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifique pour cette maladie qui reste, fort heureusement, très peu répandue à l'échelle mondiale.