Des professeurs de l’Université d’Ottawa s’opposent fermement au projet de loi du gouvernement Ford visant à raccourcir la formation des enseignants pour pallier la pénurie de personnel.
Selon la professeure Marie-Hélène Brunet, réduire le temps d'apprentissage initial est une solution précipitée qui risque d'aggraver le taux de départ des nouveaux professeurs.
Elle souligne l'importance d'une préparation solide pour faire face à la réalité des classes.
Écoutez Marie-Hélène Brunet, professeure agrégée en didactique de l’histoire à l'Université d’Ottawa discuter de la réforme de la formation à l'enseignement en Ontario avec l'animateur Karl Bélanger.
«On réfléchit d'une manière pour amener des nouveaux enseignants dans la formation, mais pas nécessairement pour les garder à long terme. Reculer sur le temps de formation n'est pas l'une des solutions.»
Les experts craignent que cette approche, qualifiée de « fordisme » appliqué à l'éducation, ne dévalorise la profession par rapport à d'autres domaines comme la médecine ou le droit.
Pour l'instant, le milieu universitaire attend toujours d'être consulté par le ministère de l'Éducation.