Pourquoi le réseau routier québécois est-il plus dégradé que celui de nos voisins?
Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez reçoivent Jean-Claude Daigneault pour faire la lumière sur l’enjeu des camions en surcharge.
Alors qu’un camion de 70 tonnes exerce autant de pression sur la chaussée que 70 000 voitures de promenade, le débat s'intensifie sur les normes de poids.
Au Québec, certaines catégories de camions peuvent légalement transporter près du double de la charge autorisée aux États-Unis.
Entre l’appât du gain de certaines entreprises et le manque de surveillance policière, le coût des réparations routières pèse lourd sur les contribuables.
Écoutez Jean-Claude Daigneault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, jeudi à La commission.
«On calcule à peu près 1000 véhicules de promenade pour 1000 kilos [de pression]. Donc que quand on parle d’un camion qui pèse 70 000 kilos, ben là, c'est 70 000 véhicules de promenade qui auraient passé en même temps à la même place.»
Benoit Therrien, président de Truck Stop Québec, discute aussi de cette menace à la durée du réseau routier québécois.
«Je ne pense pas qu'il y ait de client assez important dans ce monde-là pour nous pousser à être illégaux sur la route. On a des lois, on devrait les respecter, puis, que voulez-vous, des fois l'appât du gain est important.»