Face au mécontentement d’une partie de sa formation politique, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a reculé cette semaine sur ses propos selon lesquels il ne souhaiterait pas empêcher le Québec d’invoquer à l’avance la clause dérogatoire de la Constitution canadienne afin de protéger la législation sur le français.
Écoutez Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia pour le Parti québécois, qui reproche ce volte-face de Charles Milliard sur la loi 96, en discuter lundi au micro de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Là, il essaie de trouver une position pour plaire à tout le monde. Ce que je dis, c'est que ce n'est pas tant un revirement de situation qu'un rappel de la position exprimée par le Parti libéral depuis un bon bout de temps, qui n'arrivent pas à se détacher de ses positions traditionnelles. Sur les dossiers qui relèvent de l'identité québécoise en matière de laïcité, en matière d'immigration, sur l'ensemble de ces questions, je le dis très respectueusement, le Parti libéral ne changera pas pour Charles Milliard.»