Le député libéral Monsef Derraji tire la sonnette d’alarme quant aux impacts potentiels du déploiement imminent (le 9 mai prochain) du Dossier santé numérique (DSN), craignant des risques de décès et d’erreurs médicales pour les patients.
Ses inquiétudes sont partagées par des professionnels de la santé qui estiment que le système n’est pas prêt, que les tâches cliniques prendront « significativement » plus de temps et qu’ils ne sont pas assez formés. Plus de 50 % des infirmières de l’Hôpital du Sacré-Cœur, notamment, appuient ces propos en se disant non prêtes.
Des lacunes en cybersécurité ont aussi été soulevées, et le ministre Gilles Bélanger a affirmé que le DSN n’était pas mûr.
De son côté, Santé Québec a assuré que des « milliers d’heures de formation » et des « plans de mitigation détaillés » ont été élaborés pour le déploiement.
Écoutez le député libéral de Nelligan et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et de services sociaux en discuter lundi au micro de l’animateur Philippe Cantin.
«Je ne pense pas que les conditions idéales sont réunies pour réussir ce lancement. La littérature nous dit que ça va être complexe les premiers mois et les premières semaines. Il faut aussi avoir des conditions de succès. Malheureusement, les conditions du succès, on ne les a pas au Québec.»