Le président américain Donald Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social qu'il acceptait de suspendre pour une durée de deux semaines les bombardements contre l’Iran et serait ouvert à un cessez-le-feu si le pays procédait à la réouverture complète du détroit d’Ormuz.
C’est à la suite de discussions avec le Pakistan que les États-Unis en sont venus à une telle décision, à peine environ 1 h 30 avant le délai après lequel le président américain menaçait d’anéantir la civilisation iranienne.
À quoi peut-on s'attendre pour la suite des choses?
Écoutez Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez en discuter avec Yvan Cliche, mercredi, en ouverture de l’émission La Commission.
«Pour le moment, l'Iran a le gros bout du bâton. Elle se retrouve dans une situation où elle exige qu'elle puisse continuer à enrichir de l'uranium. Et avant, la paralysie du détroit d'Ormuz, c'était une avenue théorique. Mais l'Iran l'a exercé, et avec succès. Ça lui donne un pouvoir de négociation et de contrainte majeur sur la circulation maritime dans cette région. Donc, aujourd'hui, les Américains n'ont pas atteint leur objectif. Au contraire, ils ont probablement contribué à empirer la situation de la sécurité d'approvisionnement venant de cette région du monde.»
Autre sujet abordé:
- L’impact de la déclaration de Trump s’est fait sentir dans le monde entier: les marchés boursiers sont à la hausse, et le prix du pétrole brut est en baisse. Peut-on espérer à court terme une diminution du prix à la pompe?