Un salon de coiffure a été condamné par le Tribunal des droits de la personne à verser 500 $ à une personne non binaire.
Le litige? Le formulaire de prise de rendez-vous en ligne ne proposait que des catégories binaires «homme» ou «femme», une situation jugée discriminatoire par Alexe Frédéric Migneault.
L'histoire, rapportée par le journaliste Thomas Gerbet de Radio-Canada, fait grand bruit, car bien que le salon ait rapidement corrigé son site Web, la plainte a suivi son cours, soulevant un vif débat sur l'inclusion et les limites de la judiciarisation.
Écoutez la personne consultante en diversité et personne non binaire, Mx Marlot, aborder le tout, mercredi matin, à l'émission de Marie-Eve Tremblay.
On invite ainsi à dépasser la polarisation. Il serait ainsi possible d'être inclusif sans nécessairement passer par les tribunaux et on souligne l'importance de ce précédent juridique.
«Il y a des façons d’être inclusif qui ne sont pas compliquées, puis le salon en a fait la démonstration. [...] J’invite vraiment tout le monde à accueillir avec bienveillance ce type de situation là, puis à essayer de ne pas prendre personnel.»
Autres sujets traités:
- Le risque de polarisation et d'agressivité dans le débat public sur les accommodements raisonnables;
- La réaction de Bernard Drainville (CAQ) qui estime que la situation «va trop loin».