Le premier vice-président de la CSN, François Enault, se retrouve au cœur d’une controverse après la diffusion d’une vidéo où il traite le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, de «p’tit crisse».
Malgré le tollé et les critiques sur le manque de civisme, M. Enault maintient sa position sur le fond, affirmant que l’urgence de la situation entourant le droit des femmes à l'avortement justifiait une sortie musclée.
Écoutez François Enault aborder le tout, jeudi matin, à l’émission de Marie-Eve Tremblay.
«Je ne m’excuserai pas [...] Est-ce que j’aurais dû prendre d’autres termes? Oui. Est-ce que je n’aurais pas dû faire ça? Oui, avec les proportions que ça prend présentement. Mais on me prend dans un contexte...»
Marie-Eve Tremblay souligne d’ailleurs que ce type de comportement, incluant la vidéo publiée avec un «bip» de censure par la CSN elle-même, nuit à la crédibilité et à la réputation des syndicats auprès du public.
Pour sa part, François Hénault assure qu’il est habituellement un homme de compromis, mais que l’exaspération des membres qu’il représente — notamment les paramédics et les agents de la paix sans convention collective depuis trois ans — a pris le dessus lors de cette prise de parole.