La fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) continue de faire réagir partout dans la province alors que de très nombreux travailleurs et étudiants immigrants ne voient plus d’issue pour s’établir de façon permanente au Québec.
Les employeurs qui comptaient sur la main-d'œuvre étrangère sont eux aussi dépassés par les changements radicaux dans les procédures d’immigration.
Des travailleurs dans des métiers en pénurie, dans le secteur de la santé par exemple, doivent se préparer à rentrer dans leur pays d’origine. Dans certains cas, c’est le gouvernement du Québec lui-même qui était allé les recruter.
Écoutez le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, faire le point, jeudi, au micro de Philippe Cantin.
Il explique que son nouveau programme de sélection des travailleurs qualifiés permettra d’offrir la résidence permanente en priorité à ceux qui résident en région, parlent le français et occupent un emploi en pénurie de main-d'œuvre.
Malgré les demandes de plusieurs associations et regroupements d'affaires, le ministre refuse d'accorder une clause de droits acquis à tous les immigrants qui auraient dû postuler au PEQ juste avant sa fermeture et qui se retrouvent sans solution concrète.