Le nom de l'ancien grand patron du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, circule parmi les candidats potentiels à la succession de Pablo Rodriguez à la tête du Parti libéral du Québec.
Selon un sondage maison, les auditeurs se sont montrés pour le moins sceptiques: 73 % des répondants estiment que sa candidature n'est pas une bonne idée.
Écoutez Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez en discuter, lundi, à La commission.
Pour les animateurs, ce désaveu ne remet pas en cause les compétences de l'homme d'affaires, mais souligne plutôt le fossé entre le monde des finances et l'arène politique.
Nathalie Normandeau rappelle notamment que la gestion des crises passées, comme les fuites de données chez Desjardins, reviendrait inévitablement hanter sa campagne.
«Guy Cormier, au-delà de ses compétences, c'est l'image du gars des tours d'ivoire. Est-ce qu'il a vraiment les deux pieds ancrés dans telle ou telle région, est-ce qu'il connaît la réalité de l'Abitibi? C'est la question que les gens vont poser.»