Les résidences privées pour aînés (RPA) traversent une zone de turbulences sans précédent au Québec.
Marc Fortin, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), tire la sonnette d'alarme face aux ratés administratifs du gouvernement fédéral qui bloquent le renouvellement des permis des travailleurs étrangers, essentiels au fonctionnement des établissements.
À cet enjeu d'immigration s'ajoutent le retrait redouté des primes salariales post-COVID et un empilement de réglementations provinciales coûteuses, une combinaison lourde de conséquences qui menace directement la pérennité financière des résidences et l'abordabilité des soins pour les aînés.
Marc Fortin, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), mercredi à La commission.
«C'est bien beau qu'on utilise les deniers publics qui ont l'air d'être infinis, mais au privé, nous, on se trouve à avoir les mêmes employés où il se trouve à venir prendre nos employés. On n'est pas capable de juste dire aux gens: "On va vous charger plus cher pour payer plus cher les employés."»