La 37ᵉ édition de la Nuit des sans-abri s'est déroulée vendredi, dans une centaine de municipalités à travers la province, pour sensibiliser la population québécoise à l'itinérance, une réalité qui s'étend de plus en plus hors des grands centres urbains.
Né en 1989, cet événement annuel invite la population à passer une soirée d'automne rassembleuse et solidaire aux côtés des personnes dans le besoin.
Écoutez Éric Edström, chargé des affaires publiques et médiatiques du Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ), faire le point sur cet événement samedi, au micro de l'animateur Denis Lévesque.
«Quand on voit un campement naître, il y a toujours une raison. Ce n'est jamais le premier choix d'être en campement. C'est parce qu'il manque d'alternatives. Il faut comprendre que ces gens-là ont le droit d'occuper l'espace public et il y a une sensibilisation à faire au niveau de nos enfants et au niveau de chaque individu. Il faut ouvrir un peu notre bienveillance, puis se questionner: est-ce que c'est de la dangerosité ou c'est de la dérangeabilité?»