Maintenant que la cuisante dégelée à l'élection du 5 octobre est chose du passé, la Coalition avenir Québec (CAQ) doit entamer un véritable, nécessaire et «incontournable» examen de conscience.
Si la solidarité et l'émotion étaient au rendez-vous lors du tout dernier Conseil des ministres de l'équipe caquiste, les membres du parti devront bientôt vider leur sac et faire le point sur les frustrations accumulées.
Des tensions apparaissent déjà au grand jour, notamment avec les critiques publiques du ministre Benoît Charette envers la gestion du dossier référendaire de Christine Fréchette durant la campagne.
Entre les remises en question, la recherche d'un chef par intérim et la préparation d'une éventuelle course à la chefferie, le parti devra traverser cette période de turbulences s'il souhaite se relever d'ici les 18 à 20 prochains mois.
Écoutez la chroniqueuse politique Nathalie Normandeau faire le point, mercredi après-midi, à l'émission de Gino Chouinard.
«Le vrai travail [...] de post-mortem [...] la CAQ va devoir le faire. Tu peux pas subir une défaite comme celle-là puis déjà passer à un autre appel [...] Faut que la CAQ s'offre un espace pour que tout le monde puisse laver leur linge sale...»