Quel est l'impact des médicaments de type Ozempic (GLP-1) sur l'obsession du poids et la grossophobie?
Edith Bernier, autrice, conférencière et fondatrice du site Grossophobie.ca, nuance l'idée d'un «retour » de la grossophobie, affirmant que celle-ci ne s'est jamais véritablement éteinte, mais qu'elle connaît un second souffle plus intense en raison du culte renouvelé de la minceur.
Elle compare la popularité actuelle de ces médicaments aux débuts de la chirurgie bariatrique il y a 30 ans, soulignant que l'on manque encore de recul sur leurs effets secondaires et leurs conséquences à long terme, tant sur le plan physique que psychologique.
De plus, elle rappelle les coûts élevés et le fait que ces traitements doivent souvent être poursuivis à vie sous peine de reprendre le poids perdu.
Écoutez Edith Bernier, autrice, conférencière et fondatrice de grossophobie.ca, jeudi à La commission.
La discussion aborde également les répercussions sociales et économiques de ce phénomène.
Edith Bernier réfute le lien direct entre l'arrivée d'Ozempic et la baisse de l'offre de vêtements taille plus en magasin, expliquant que les personnes grosses ont toujours été très mal desservies par l'industrie de la mode et du prêt-à-porter.