Interrogé sur la proposition du Parti conservateur du Québec de faire payer aux criminels une partie de leur procès et de leur incarcération, le directeur général de Réhabex, Patrick Pilon, a qualifié l'idée de « solution licorne » irréaliste.
Il souligne que la grande majorité des personnes judiciarisées sont déjà sans emploi ou prestataires de l'aide sociale, et qu'ajouter une dette financière à leur sortie de prison ne ferait que les maintenir dans la pauvreté tout en augmentant les risques de récidive.
Écoutez Patrick Pilon, directeur général de Réhabex et spécialiste en réhabilitation sociale des personnes judiciarisées discuter de l'impossibilité et des risques de faire payer aux détenus les frais de leur procès avec l'animateur Steven Boivin.
«Si on ajoute à ça une dette, bien, la personne va être tout simplement dans l'incapacité de payer son loyer, sa nourriture. Puis, en fait, c'est qu'on la maintient dans un état de pauvreté qui, bien franchement, c'est pas valable dans une perspective de réhabilitation sociale.»