En Outaouais, la Direction de la protection de la jeunesse fait face d'urgence à un manque criant de personnel, alors que plus de 300 enfants demeurent en attente d'une évaluation de leur situation.
Devant le refus de Santé Québec de verser des primes de déplacement pour attirer du renfort volontaire en heures supplémentaires venant d'autres régions, le syndicat déplore une décision financière qui nuit directement aux enfants vulnérables.
La représentante régionale de l'APTS, Stéphanie Léger-Roussel, dénonce vivement cette fermeture administrative.
Écoutez Stéphanie Léger-Roussel, représentante nationale de l'Alliance de personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) discuter de la crise d'effectifs à la DPJ de l'Outaouais et du transfert forcé d'employés avec l'animateur Steven Boivin.
«Cependant, ce qu'on déplore, c'est qu'à l'heure actuelle, il y aurait peut-être pu avoir beaucoup d'autres solutions qui soient mis en place si Santé Québec aurait eu la volonté de respecter la convention collective actuelle. Donc, on se retrouve à obliger des gens de d'autres directions de l'Outaouais à se déplacer obligatoirement pour aller prêter main-forte au niveau de la Direction de la protection de la jeunesse.»
Une dizaine de travailleurs d'autres secteurs du réseau de la santé seront ainsi réaffectés de manière obligatoire pour tenter d'éponger temporairement le retard.