La gestion de l'itinérance représente désormais une facture majeure en Outaouais, atteignant plus de 82 millions de dollars par an selon une récente étude.
Face à ce constat financier et social, l'animateur Steven Boivin rappelle qu'il s'agit avant tout d'une question d'humanité et de précarité qui peut toucher n'importe qui.
«On n'est pas à l'abri de ça, puis on le réalise pas. Mais, tu sais, un coup de santé mentale, quelques, disons, bad luck qui t'arrivent dans ta vie puis qui te mène là. Tu sais, il y en a, des exemples, puis on en a vu, des exemples de gens qui avaient une job bien normal, puis ils avaient une vie bien normale, puis, du jour au lendemain, ils se sont retrouvés finalement à la rue. »
Écoutez La revue de presse de l'animateur Steven Boivin.
Pour l'animateur, investir massivement en prévention et en accompagnement ne relève pas seulement du devoir moral, mais constitue aussi un choix économique logique pour éviter d'engorger les services publics.
«Mais c'est parce qu'il faut aussi réaliser que si on ne met pas cet argent là, plus tard, ça va nous revenir et ça va nous coûter plus cher. Donc ça engorge les hôpitaux, mais c'est aussi ça coûte de l'argent.»
Autres sujets abordés:
- Les coûts des projets informatiques publics explosent, notamment dans le réseau de la santé où la modernisation des vieux systèmes pourrait nécessiter jusqu'à 8 milliards de dollars selon les dernières enquêtes.
- En raison des coûts de transport et de la hausse du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, les pneus d'hiver risquent de coûter jusqu'à 10% plus cher cette année, ce qui pousse les chroniqueurs à conseiller d'acheter d'avance ou de se tourner vers l'usagé.