Si rien ne change, Edgar Eduardo Amador Rangel, arrivé au Canada en 2023, devra quitter sa femme et ses enfants pour retourner au Mexique, son pays d'origine. Cette situation est le résultat non seulement d'erreurs administratives, mais aussi de fausses déclarations faites dans son dossier.
Bien que le Québec ait délivré un certificat de sélection, le dossier demeure en attente du côté fédéral. Une demande de parrainage est aussi en cours, puisque sa conjointe, Claudia Mejia Portillo, est citoyenne canadienne. L'avocat de M. Amador Rangel, Pierre-Olivier Marcoux, ainsi que sa conjointe réclament la suspension de l'avis de renvoi, au moins le temps d'obtenir la réponse du parrainage, par compassion pour l'unité familiale et le bien-être de leurs enfants, dont un présente un trouble du spectre de l'autisme.
Écoutez l'avocat Pierre-Olivier Marcoux faire le point sur la situation de son client, samedi, à l'émission Signé l'été.
«Je demande au ministre de l'Immigration et au ministre de la Sécurité publique fédéraux de faire preuve de compassion, d'humanité, d'empathie, et d'utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour freiner le renvoi, en attendant le résultat du parrainage qui a, selon moi, de très bonnes chances d'être accepté. Tout est en ordre, il n'y a pas de criminalité, et madame est citoyenne, et elle a des enfants ici, dont un qui a des besoins particuliers.»
Écoutez ensuite Claudia Mejia Portillo, la conjointe d'Edgar Eduardo Amador Rangel, témoigner de la situation de sa famille. Elle revient notamment sur ses mensonges, alors qu'elle avait affirmé que son conjoint, qui aurait dû se présenter pour être renvoyé en août 2025, avait bel et bien quitté le territoire canadien.
«Parfois, on fait des erreurs qui peuvent coûter cher. J'avais fait une fausse couche, puis j'étais dans une situation triste et je ne voulais pas me séparer de lui, donc cette mauvaise idée est passée par ma tête. Mais maintenant, ça nous coûte cher. J'espère qu'on va avoir une deuxième chance de faire les choses comme comme il faut.»