Le passage obligatoire à un horaire de quatre jours par semaine au bureau pour les fonctionnaires fédéraux soulève de vives critiques, du côté syndical, concernant le manque d'adaptation des espaces de travail.
Écoutez Sébastien Paquette, vice-président exécutif régional pour le Québec de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), lundi, à l'émission Le midi.
Ce dernier déplore une directive purement politique qui ne tient pas compte de la réalité des infrastructures. Plusieurs ministères composent avec des locaux surpeuplés ou mal configurés, exacerbant les problèmes d'ergonomie et la cacophonie dans les espaces ouverts.
«Je vous dirais qu'il y a beaucoup de bureaux qui sont mal adaptés pour le retour en présentiel à quatre jours semaine. Par exemple, [...] il peut y avoir maintenant 500 places, mais on essaie de cadrer là-dedans 1500 personnes.»
Alors que certains ministères ont dû reporter l'application de cette mesure en raison de l'impossibilité logistique d'accueillir tous leurs employés, le syndicat rappelle qu'aucun gain de productivité n'est lié à ce retour forcé, bien au contraire. L'AFPC estime d'ailleurs que le maintien du télétravail aurait permis d'engendrer d'importantes économies en réaffectant les bâtiments excédentaires à des besoins criants, comme le logement social.