Au Centre de services scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSSPO) à Gatineau, une mère de famille s'est vu refuser le droit de servir des hot-dogs de façon bénévole lors d'une fête scolaire parce qu'elle porte le hijab.
La direction de l'école a justifié cette décision en s'appuyant sur les lois entourant la laïcité de l'État, jugeant que la mère rendait un «service» aux élèves.
En entrevue, Simon Lajoie, président du comité de parents du CSSPO, dénonce le flou entourant l'application de la loi. Bien que celle-ci vise les employés de l'État en position d'autorité, l'interprétation de la notion de « service aux élèves » crée une grande ambiguïté pour les bénévoles.
Selon M. Lajoie, cette situation n'est pas un cas isolé dans la région et suscite de nombreux débats au sein des conseils d'établissement. Il demande au gouvernement du Québec de clarifier rapidement ses directives afin de ne plus brimer les parents de l'Outaouais issus de la diversité qui souhaitent simplement s'impliquer dans la vie communautaire de leur école.
Écoutez l'entrevue de l'animateur Frédéric Bisson avec Simon Lajoie concernant une mère en hijab empêchée de faire du bénévolat dans une école de Gatineau.
C'est une zone grise, vraiment. C'est quoi un service?