Le ministre du Travail Jean Boulet a porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à la suite d’une manifestation au cours de laquelle une marionnette à son effigie a été décapitée.
Cette mise en scène assez violente soulève plusieurs questions concernant la liberté d’expression et les limites qui l’entourent.
Écoutez le docteur en droit Frédéric Bérard aborder le sujet samedi, lors de sa chronique au micro de l’animateur Denis Lévesque.
«Ce n’est pas de bon goût, ça, c’est clair. Par contre, l’expression de mauvais goût est protégée par la liberté d’expression. Elle est née à l’époque où l’on pouvait rire du roi. On s’est dit qu’il fallait justement empêcher le roi de nous envoyer à la moulinette. La question, ce n'est pas de savoir si c'est de mauvais goût. On trouve tout ça de mauvais goût! Mais ce n’est pas parce qu’il y a une représentation violente que celle-ci est nécessairement criminelle.»