Le gel, le dégel et le poids des camions lourds sont souvent pointés du doigt pour expliquer la dégradation du réseau routier québécois.
Pourtant, le volume de circulation des véhicules légers et la conception des chaussées jouent un rôle tout aussi crucial dans l’apparition des ornières.
Selon Éric Lachance-Tremblay, spécialiste en matériaux de chaussée à l’ÉTS, les ornières résultent de l'effet combiné des poids lourds et des passages répétés.
Même sur des tronçons où le taux de camions n'est pas excessif, comme sur l'autoroute 15 dans les Laurentides, le volume massif de voitures finit par marquer le béton et l'asphalte.
Écoutez Éric Lachance-Tremblay aborder le tout, mardi après-midi, à l'émission de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
Il soutient que la structure même de la route, notamment l'épaisseur des couches d'enrobé bitumineux, influence directement la résistance à long terme.
En période de dégel, la vigilance est d'autant plus de mise puisque la chaussée se trouve dans un état précaire, rendant chaque passage plus dommageable.