L’usage répété d’un téléphone cellulaire peut être à l’origine d’une «maladie professionnelle». C’est ce qu’a tranché le Tribunal administratif du travail dans une décision rendue récemment et rapportée par le journal Le Devoir.
La travailleuse en question était appelée à utiliser son téléphone cellulaire à longueur de journée afin d’accomplir ses tâches. Résultat, elle a développé une tendinite en plus de subir une déchirure du ligament.
Elle pourra désormais être indemnisée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, la CNESST.
Écoutez la réaction de Me Marc Boudreau, avocat en droit du travail, au micro de Nathalie Normandeau et Frédéric Labelle.
Est-ce que cela ouvre la porte à d’autres décisions du genre?
«Je ne le pense pas. Ça va peut-être créer une réaction en chaîne. Je pense qu’il va y avoir une augmentation des réclamations en raison des téléphones cellulaires. Mais le principe demeure le même, la présomption d’une maladie professionnelle [...], on parle d’une maladie qui habituellement se développe à force de faire certains mouvements, [...] ces gens-là vont toujours convaincre le tribunal qu’ils ont fait des mouvements répétitifs.»