La décision de la Cour suprême du Canada de permettre aux enfants de demandeurs d'asile l'accès aux CPE divise auprès des Québécois.
Écoutez Maryse Poisson, directrice d’intervention sociale au collectif Bienvenue, suivie du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, débattre du sujet, vedredi, au Québec maintenant.
Maryse Poisson, qui intervient depuis dix ans auprès des demandeurs d'asile mentionne la pertinence de cette décision pour les droits des femmes, qui doivent souvent rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants.
«Les demandeurs d'asile paient des impôts chaque année, ils travaillent, ils font partie de notre tissu économique. Moi je les connais [...] Ils sont préposés aux bénéficiaires. Ils travaillent même dans les garderies.»
Le chef du Parti québécois, lui, estime que l'État québécois pourrait être aux prises avec une immigration «illimitée et incontrôlée» à qui il doit offrir des services gratuits.
«Ce que ça crée, c'est un incitatif pour des milliards de personnes à tenter de fouler le territoire québécois, parce qu'elles pourraient améliorer leurs conditions de vie comme ça.