L’experte en couleur Marie-Chantal Milette révèle que l'image des politiciens est loin d'être un hasard. En moins d'une seconde, notre cerveau forge une opinion basée sur les teintes arborées, bien avant le premier discours.
Si le rouge libéral et le bleu conservateur (ou nationaliste au Québec) sont des classiques, Mme Milette souligne l'usage stratégique de la « confusion ». On a vu des chefs comme Jean Charest ou Donald Trump emprunter la couleur de l'adversaire pour séduire un nouvel électorat. Le orange, symbole d'accessibilité pour la gauche, et le vert environnementaliste complètent cet arsenal visuel.
L'experte cite également le violet, mélange de rouge et de bleu, utilisé aux États-Unis comme un puissant appel à l'unité nationale lors de moments de crise ou d'assermentation. Enfin, le choix vestimentaire peut annoncer une fin de carrière, comme la robe noire de Pauline Marois lors de sa défaite en 2014. Un rappel fascinant que la politique est aussi une affaire de perception visuelle.