Malgré la hausse rapide du prix de l'essence, qui a frôlé 1,60 $ le litre en Outaouais cette semaine en raison des tensions au Moyen-Orient, l'économiste Étienne Bergeron se veut rassurant.
Selon l'expert de l'Industrielle Alliance, l'impact sur l'inflation globale au Canada devrait rester limité, à moins que le conflit ne s'étire sur plusieurs mois et ne force le baril de pétrole au-delà de 100 $. Contrairement au choc de l'invasion de l'Ukraine, le marché mondial était en surplus de production avant la crise actuelle, ce qui amortit le choc.
Pour les résidents de Gatineau et d'Ottawa, bien que la facture à la pompe soit douloureuse, la Banque du Canada ne devrait pas augmenter ses taux d'intérêt à court terme. De plus, le statut du Canada comme quatrième producteur mondial de pétrole offre une certaine protection économique. M. Bergeron écarte d'ailleurs le spectre d'une récession, estimant que l'effet sur la confiance des consommateurs restera marginal.