Avec une hausse de 12% du prix du baril de pétrole en quelques jours et une explosion de 40% du prix du gaz en Europe, l'économie mondiale retient son souffle.
Mathieu Dion, chef de bureau de Bloomberg à Montréal, identifie deux trajectoires possibles. Si un conflit modéré limitait le baril à 80$, une guerre prolongée pourrait le propulser à 108 $, entraînant une inflation galopante de 8,1% aux États-Unis.
L'expert indique également que cette instabilité profite à la Russie pour financer ses opérations militaires en Ukraine.
Écoutez le chef de bureau de Bloomberg à Montréal, Mathieu Dion, décortiquer les conséquences des hausses des prix du pétrole au micro de Nathalie Normandeau et de Luc Ferrandez, mercredi, à La commission.
«Quand les prix augmentent, c'est la Russie qui est le principal bénéficiaire de ça [...] on vient de lui donner davantage de marge de manœuvre pour mener sa guerre en Ukraine.»