Le gouvernement Legault autorise enfin la vente de tous les cocktails « prêts-à-boire » en épicerie, une annonce qui touche directement nos producteurs locaux, comme la Distillerie du Square à Chelsea.
En entrevue, Paul Goulet, directeur général de l'Union québécoise des microdistilleries, accueille la nouvelle avec prudence. Si cette ouverture offre une vitrine potentielle hors de la SAQ, de nombreuses incertitudes demeurent. L'enjeu principal ? La guerre des tablettes. Nos microdistilleries devront rivaliser avec des géants internationaux pour obtenir de l'espace chez les grands détaillants.
De plus, la question de la majoration de la SAQ reste entière: même vendus en épicerie ou directement à la distillerie, la société d’État prélève sa part, limitant les profits des artisans d'ici. L'industrie demande maintenant d'être consultée sur les détails réglementaires pour s'assurer que cette "révolution" profite réellement au terroir québécois plutôt qu'aux multinationales.
On ne sait pas si ça va profiter aux Smirnoff de ce monde ou aux entreprises créatrices d'emplois qui font rayonner le terroir