Le président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Marc-André Martin, tire la sonnette d'alarme concernant l'état critique des infrastructures publiques.
Appuyant la position de l'Ordre des ingénieurs, il demande au gouvernement de «dépolitiser» les budgets d'entretien et de prioriser la réparation des structures existantes plutôt que la construction de nouveaux projets, souvent motivée par le «syndrome du ruban».
Écoutez Marc-André Martin faire le point sur l'état des infrastructures, jeudi après-midi, à La commission.
«On assiste en temps réel à l'effondrement de l'état des infrastructures [...] on ne programme pas assez de travaux, mais on sait très bien que ce qu'on programme, on ne le réalise pas au complet non plus. On creuse notre tombe.»
Selon M. Martin, le déficit de maintien d'actifs est tel que les régions ne reçoivent que les «miettes» budgétaires une fois que les grands projets politiques sont financés. Il souligne que la capacité de réalisation des travaux est également freinée par une main-d'œuvre et une machinerie insuffisantes en région, conséquences de décennies de mauvaise gestion.