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MLB | Le problème avec le système moneyball

MLB | Le problème avec le système moneyball

Devons-nous vraiment être surpris de l’élimination rapide des Rays de Tampa Bay qui, malgré une saison de 100 victoires, ont baissé pavillon devant les Red Sox de Boston?

En fait, si on regarde l’historique des franchises qui opèrent dans un système du type moneyball, on ne peut pas être étonné du résultat.

Les A’s d’Oakland et les Rays de Tampa Bay sont les deux franchises qui utilisent cette façon de faire avec le plus de succès. Le directeur général des A’s Billy Beane a été le premier directeur général à véritablement se fier aux statistiques avancées pour bâtir ses équipes.

Un film hollywoodien a même été produit autour du phénomène de Moneyball avec le comédien Brad Pitt qui personnifiait Beane.

Beane est directeur général à Oakland depuis 1997. Et depuis 2000, l’équipe a participé aux séries à neuf reprises, c’est presque une année sur deux. Mais les A’s, lors de ces neuf présences en séries, n’ont gagné qu’une seule ronde, c’était en 2006 face aux Twins.

Toutes les autres fois, ils ont été éliminés dès le premier tour.

Les Rays ont aussi emboîté le pas quelques années plus tard, eux qui s’avèrent une équipe qui ne désire pas dépenser beaucoup sur sa masse salariale.

Depuis 2008, ils ont accédé aux séries à sept reprises, c’est un excellent ratio. Mais encore là, beaucoup de déception. Le club s’est rendu à deux reprises en Série mondiale lors de cette séquence, sans jamais remporter le grand trophée. Les déceptions ont été plus nombreuses que les célébrations.

Comprendre le phénomène

Les équipes qui opèrent dans un système de type Moneyball négligent plusieurs impondérables.

Dépenser de l’argent sur un joueur pour son expérience ou son leadership ne fait normalement pas partie de l’équation. On recherche de jeunes joueurs, qui coûtent peu et frappent avec puissance et dont le taux de présences sur les sentiers est élevé. C’est entre autres ce que l’on recherche chez les frappeurs.

Mais le président des opérations baseball des Rays a peut-être mis le doigt sur le bobo du système Moneyball lors de son bilan de fin de saison mardi à Tampa.

« C’est vrai que nous avons fait nos choix lorsqu’il était question de garder les joueurs de talent ou les joueurs d’expérience. Je reconnais que lorsque tu laisses aller des joueurs d’expérience, tu te retrouves devant l’inconnu. Nous avions accepté cela à ce moment-là. Nous savons que nous en demandons beaucoup à nos jeunes joueurs. En espérant qu’ils seront meilleurs l’an prochain. »

On peut penser aux A’s qui l’an passé ont laissé partir un joueur comme Marcus Semien car il arrivait à l’autonomie. Il a signé à Toronto et a fait des ravages cet été avec sa nouvelle équipe.

« Si je prends en considération leur manque d’expérience, je trouve qu’ils se sont bien comportés durant la saison régulière, a lancé le gérant Kevin Cash. Ils m’ont réellement impressionné. Mais ils devront apprendre de cette expérience en séries. »

Encore faut-il que les Rays cet hiver décident d’en garder quelques-uns pour leur donner la chance de montrer en 2022 à quel point l’expérience de 2021 aura été bénéfique.

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