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LHJMQ | De 1,25 à 0,25 bagarre par match depuis 15 ans

LHJMQ | De 1,25 à 0,25 bagarre par match depuis 15 ansMinas Panagiotakis/Getty Images
Stéphane Leroux sur les négociations concernant les bagarres entre le gouvernement et la LHJMQ.

10:05

On assiste à un bras de fer entre le gouvernement du Québec et les dirigeants de la LJHMQ quant à l’éradication des bagarres dans le circuit Courteau.

Cela dit, qu’en est-il de la situation en 2020? Peu de gens sont aussi bien placés que Stéphane Leroux, le spécialiste de la LHJMQ de RDS, afin de brosser le portrait de l’état des lieux.

« Je ne pense plus que les bagarres sont un problème, a-t-il dit, au micro de Mario Langlois. 

« On parle d’ajouter une punition de dix minutes à celle de cinq minutes, mais ça n’empêchera pas d’en avoir (des bagarres). Mais il y en a de moins en moins.

« Est-ce qu’on va passer un jour une saison complète de 612 matchs sans qu’il n’y ait aucun combat? Permets-moi d’en douter, peu importe la réglementation qu'il va y avoir. »

En ce moment, le nombre de bagarres est en baisse constante depuis des années dans le circuit Courteau. L’an dernier, pour la première fois de l’histoire, il n’y en a pas eu 200.

« Les gens vont dire : « Il y en a quand même eu 175, ça fait un gros chiffre. » Il y en avait 800 ou 900 il y a dix ou 15 ans dans la ligue dans une saison. En 2004, il y avait environ 1,25 bagarre par match. Aujourd’hui, on est à 0,25 : une bataille par quatre matchs, à peu près.

« Tu prends un vendredi soir où il y a huit matchs dans la LHJMQ : il va y avoir deux combats.

« L’an dernier, il y a des équipes qui ont passé une saison complète (60 quelques matchs lors de l’arrêt pandémie) et qui ont eu 12 combats en 62 matchs. Certains vont dire que c’est 12 de trop et vous avez raison de pensez ça. Mais ce n’est plus ce que c’était. Les foires, il n’y en a plus. »

Mais s’il y a si peu de bagarres, pourquoi est-ce si difficile pour les dirigeants de voter pour les éradiquer un peu plus?

« Parce qu’il y a encore des dirigeants qui croient que si ont fait ça, il y aurait plus de coups salauds. C’est toujours la même rengaine. Il y a encore une mentalité dans bien des endroits qui pensent que si on enlève les bagarres, il y aura moins de monde dans les estrades. »

Cela dit, le journaliste estime qu'aujourd'hui, la place n'est plus aux bagarres comme c'était le cas au Centre Sportif Laval dans les années 1980 lorsque l'aréna était désigné comme étant la «House of pain.»

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