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Il était temps pour Daniel Lovitz d’aller voir ailleurs

Il était temps pour Daniel Lovitz d’aller voir ailleursDaniel Lovitz (John Dorton/ISI Photos / Getty Images Sports)
Daniel Lovitz revient sur ses années passées chez l'Impact

18:36

En l’espace de trois ans, le défenseur Daniel Lovitz est passé de joueur libéré par le Toronto FC à membre de l’équipe nationale américaine. Lorsque l’Impact l’a invité à son camp d’entraînement en 2017, Lovitz était un ailier, incapable de faire sa place en MLS.

C’est à Montréal qu’il s’est transformé en défenseur latéral.

Malgré une simple invitation au camp, Lovitz a forcé la main de Mauro Biello qui l’a gardé dans son équipe. Il est ensuite devenu un partant incontesté chez l’Impact, il a reçu le titre de défenseur de l’année, et finalement appelé en équipe nationale, pour être partant chez les Américains.

On peut le dire, Lovitz a fait des pas de géant dans sa carrière durant ce passage de trois ans à Montréal. 

« Je voudrais dire que c’est la poutine qui a fait la différence, a-t-il lancé à la blague. Mais je n’en ai pas mangé assez pendant que j’étais là. Je peux dire sans trop me tromper que le changement de position, même si ça me frustrait au début, a été un point tournant positif dans ma carrière. »

Biello a vu quelque chose en Lovitz et a décidé de lui donner une véritable chance de jouer. Lorsque questionné à savoir lequel des trois entraineurs chez l’Impact il a le plus apprécié durant son passage à Montréal, sa réponse est sans équivoque.

« Le rapport amical que j’avais avec Mauro était unique. Un homme très gentil qui savait parler aux joueurs. Je vais toujours garder un excellent souvenir de Mauro et ce qu’il a fait pour moi. Rémi Garde m’a aussi donné la chance de m’établir comme partant, ce que j’ai beaucoup apprécié. »

Pour ce qui est de Wilmer Cabrera, Lovitz n’avait rien de mauvais à dire à son sujet. Mais il a été très déçu d’être laissé de côté pour le dernier match de la saison régulière. Cela aurait été son dernier match dans l’uniforme de l’Impact.

« J’ai apprécié son honnêteté, mais je lui ai dit ma façon de penser par rapport à cette décision. Donc je suis bien avec ça. »

Montréal: dépaysement pour un Américain

Même si Lovitz a adoré son séjour à Montréal, il reste que l’Impact n’est pas un club qui opère comme les autres équipes de la MLS. La gestion du club se fait en français et le seul autre Américain restant dans l’équipe était Evan Bush.

« Je ne me cacherai pas pour dire que Montréal n’est pas le lieu où les joueurs américains rêvent de jouer. J’étais un peu comme ça au début. Je ne connaissais rien du Canada. C’est un autre monde ici. Je m’en suis rendu compte encore plus lorsque je suis parti en équipe nationale pour la première fois. Tous mes coéquipiers étaient des Américains, c’était une ambiance complètement différente dans le vestiaire. »

« C’est normal de se sentir plus à l’aise autour des gens qui nous ressemblent. Je crois que les gens ne réalisent pas à quel point un joueur comme Bush aime cette équipe, lui qui s’est complètement converti en montréalais. Il est dédié à 100% à ce club. Ce n’est pas évident pour tout le monde. Ceci dit, nous avions un excellent groupe, je me suis fait beaucoup d'amis. Je pense à un gars comme Rod Fanni que je ne connaissais pas avant. Quelle gentillesse ce gars-là! Je l’ai tellement apprécié comme coéquipier. »

Lorsque questionné sur son désir de quitter Montréal, et de retourner jouer aux États-Unis, Lovitz a répondu que c’était juste que dire que c’était en effet son souhait.

Lovitz est passé bien près de signer une prolongation de contrat avec l’Impact il y a un an, mais son rappel par l’équipe américaine lui a fait changer d’idée.

Ceci dit, Lovitz a expliqué qu’il avait adoré ses années à Montréal.

La transaction vers Nashville

Quelques minutes après le repêchage d’expansion, Lovitz a été échangé à Nashville. Son contrat était terminé avec l’Impact, mais Montréal gardait ses droits MLS. S’il n’avait pas été échangé, il aurait pu quitter la MLS et l’Impact sans préavis.

« C’est un peu frustrant d’arriver à la fin de son contrat et ne pas pouvoir offrir tes services à d’autres équipes. Expliquer aux gens que je suis sans contrat, mais que Montréal possède toujours mes droits, c’est bizarre. Je suis quand même satisfait de la tournure des évènements. »

Malheureusement, Lovitz n’aura pas la chance de jouer pour Thierry Henry, et c'est une déception pour lui. 

« Si un joueur de soccer te dit qu’il n’aurait pas le goût de jouer pour un gars comme Thierry Henry, il ment. De lui prouver que je suis un bon joueur dans cette ligue aurait été un exploit pour moi. J’ai tout juste raté Didier Drogba, et là je rate Henry. Ce sont les aléas du sport. Mais c’est beau de voir que notre ligue peut attirer des personnages de cette ampleur. »

La convention collective

Lovitz a été représentant de l’Impact dans l’Association des joueurs lors des dernières saisons et il sera impliqué dans les prochaines négociations entre les joueurs et les propriétaires. La convention collective expire le 31 janvier prochain et Lovitz nous assure que cette fois les joueurs sont unis.

« Lorsque nous avons signé la convention collective la dernière fois, nous n’étions pas très fiers de nous. Nous avons laissé plusieurs éléments intéressants sur la table et cette fois-ci il faut faire mieux. Je comprends qu’il y a un processus à suivre pour améliorer les conditions de travail des joueurs, mais il faut aller chercher une coche de plus cette fois. »

« Lorsque je vois des joueurs comme Nacho Piatti qui s’informent des négociations, ça me prouve que nous sommes tous sur la même longueur d'onde. La bonne nouvelle, c’est que je crois que nous avons devant nous une ligue qui a aussi le désir de s’entendre. C'est bon signe, mais de notre côté, nous sommes prêts. »

Lovitz en sera à sa septième saison en MLS en 2020, une première dans l’uniforme du Nashville SC.

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