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Les Carabins et les Lefèvre: une histoire de famille

Les Carabins et les Lefèvre: une histoire de famille
Photo fournie par VICTOIRE*

« Il a de l’expérience. Il a réussi à vivre son rêve professionnel après les Carabins. Pour nous, c’est l’exemple à suivre et j’en suis fier. » 

« Et je pense que je suis encore plus exigeant avec lui ! Entre frères, on sait se dire les choses. C’est plus simple.» 

C’est un mardi matin comme les autres à l’Université de Montréal. Après avoir traversé un long couloir, guidés par l’odeur de chlore de la piscine et le bruit des vestiaires, nous arrivons dans le pavillon des sports.

Il y a un grand centre aquatique, une patinoire et plusieurs gymnases. Il y a aussi un espace de travail éclairé par de grandes baies vitrées qui nous laissent admirer un stade de 5000 places.

Autour de nous, tout est bleu. Les murs, les meubles... ainsi que le t-shirt d’entrainement d’un jeune homme assis en face de nous et sur lequel c’est écrit en gros « C-A-R-A-B-I-N-S ».

Comme vous le devinez, nous entrons dans l’antre du sport universitaire montréalais, dans le repaire des Carabins !

Les installations sont sincèrement dignes des meilleures structures professionnelles.

Nous apercevons alors notre cher Hassoun Camara accompagné de deux jeunes hommes à la ressemblance intrigante. Rien d’anormal, nous dit-on, puisque ce sont des frères. Les Lefèvre ! Le plus grand, Wandrille, et le cadet, Lohan.

Évidemment, Lohan est un joueur des Carabins. Tout ça… le foot… les Carabins… les Lefèvre… c’est une belle histoire de famille.   

« Être un Carabins, c’est un sentiment d’appartenance. » 

Nous poursuivons notre visite des installations et nous sentons de plus en plus la culture de l’organisation. Des écharpes des Carabins sur les murs… la vitrine des supporters exposée dans le hall d’entrée… Chaque athlète que nous croisons affiche fièrement son maillot bleu.

Nous arrivons ensuite sur le terrain où de grands costauds s’échangent des ballons, avec les mains… Vous aurez compris que c’est l’équipe de football américain de l’uni qui s’entraîne.

Nous nous arrêtons alors devant les tribunes pour discuter. Et nous n’avons pas encore commencé que nous ressentons déjà beaucoup de fierté chez les Lefèvre.

Wandrille : Hassoun, tu as vu ? Ici tout est bleu. On a notre écusson, notre culture, notre sentiment d’appartenance. C’est un peu comme un pays ou une entreprise. On a une histoire commune. Quand t’es un Carabin, t’as un certain statut. Les gens te donnent de l’importance et c’est quelque chose qui te donne encore plus envie de te surpasser.

Hassoun :  Justement, qu’est ce qui caractérise la culture des Carabins ?

Lohan : C’est l’entraide, le soutien, les échanges… On passe notre vie ensemble ! La plupart de mes amis à Montréal sont des Carabins ou d’anciens Carabins. On est vraiment proches les uns des autres. C’est d’où nous vient cet esprit de combattant et il est indispensable dans les moments difficiles.

Hassoun : Qui sont les plus grands rivaux des Carabins ?

Lohan : À l’époque, c’était plutôt McGill. Maintenant, je dirais l’UQAM. On veut tous être les champions de Montréal.

Wandrille : Le sport universitaire a changé entre nos deux générations. Avant, beaucoup de joueurs étaient des Français de 25 ans qui avaient déjà joué à un haut niveau. En rentrant à 17 ans, je n’étais pas dans ma catégorie d’âge. Aujourd’hui, c’est devenu une ligue de jeunes qui permet aux joueurs d’à la fois réussir dans leurs études et de jouer à un haut niveau. C’est encore mieux avec l’ouverture de la CPL [Première ligue canadienne, ndlr]. Cela offre de nouveaux débouchés. 

Nous arrivons au même moment dans le vestiaire flambant neuf des Carabins.  Chaque joueur a son propre casier. Un écran plat est fixé dans le mur et des trophées sont exposés à l’entrée. Sur la gauche, nous entrevoyons une autre pièce : la salle de repos avec la cryothérapie et les tables de massage.

Sur le mur sont gravés les noms de certains grands joueurs de l’équipe. Sans surprise, nous y retrouvons celui de Wandrille. C’est en effet ici qu’il a débuté sa carrière avant de rejoindre l’Impact. Aujourd’hui, entre ses occupations de financier et d’entraîneur, il évolue en PLSQ avec l’AS Blainville.

Le petit frère sur les traces de son aîné ?

Lohan, lui, est arrivé de France il y a maintenant deux ans. Désireux de poursuivre ses études auprès de son frère à Montréal, il rejoint l’école d’HEC et suit les pas de son aîné en portant le maillot bleu des Carabins. Mais cette fois-ci, Wandrille est de l’autre côté de la ligne de touche, en tant que coach de l’équipe.

Hassoun sourit et lance : « Honnêtement, est-ce qu’avoir son frère en tant que coach, c’est facile à vivre ? »

Lohan : C’est un véritable soutien ! Au début je n’ai rien dit à mes coéquipiers, mais c’est vite devenu un sujet de plaisanterie avec les autres. Ils me chambraient gentiment là-dessus. Wandrille a de l’expérience. Il a réussi à vivre son rêve professionnel après les Carabins. Pour nous, c’est l’exemple à suivre et j’en suis fier.

Wandrille : Et je pense que je suis encore plus exigeant avec lui ! Entre frères, on sait se dire les choses. C’est plus simple.

Hassoun : Vous avez tous les deux été formés en France, dans un pays où le football est le sport numéro un. Alors pourquoi venir jouer au Canada ?

Lohan : Ce sont des opportunités qui n’existent pas en France. Là-bas, tu dois choisir entre les études et le sport. Ici, c’est très différent. Ils veulent que tu réussisses dans les deux. Le sport universitaire est une véritable chance. Dès le début de saison, j’étais en train de me battre pour avoir du temps de jeu, faire ma place. En classe, c’est pareil ! J’ai envie de tout comprendre, me surpasser, réussir mes cours. Et c’est une réussite commune. Si j’ai besoin d’aide en cours, certains vont m’aider et vice-versa. Sur le terrain, c’est pareil. Les deux sont indissociables.

Wandrille : Avec le recul, parce que je suis passé par là, je dirais que faire du sport à un haut niveau cumulé à des études te met en danger. Les deux nécessitent du temps. Une fois par semaine, il faut s’assoir à une table, organiser son emploi du temps et gérer ses temps libres. Si tu prends du retard, tu n’en paieras peut-être pas les frais tout de suite mais tu les paieras dans une ou deux semaines. Il faut s’imposer de tout mettre en œuvre dès le début pour réussir dans les deux. Paradoxalement, je pense même que c’est ma rigueur scolaire qui m’a permis de réussir dans le sport.

Hassoun : Cette carrière de footballeur professionnel, tu la dois bien évidemment à l’Impact. C’est pourtant le club qui a aussi mis fin à celle-ci… Comment as-tu vécu cette période ?

Wandrille : Je l’ai senti venir, il y a des signes qui ne trompent pas. La baisse du temps de jeu, la baisse des responsabilités… Le monde du sport professionnel est un environnement instable. Bien que j’y étais préparé, c’est toujours une chose que tu ne souhaites pas entendre. Sur le moment, je suis resté digne, par orgueil, bien sûr, et par fierté. Mais une fraction de seconde plus tard, lorsque tu quittes le centre d’entrainement, tu te retrouves dans le monde réel, seul dans ta voiture. À cet instant, tu vois un mur en face de toi. C’est soit tu fonces dedans soit tu te donnes les moyens de bifurquer pour réussir dans une nouvelle vie. »

Wandrille, de par ses études ici, a eu la chance de préparer son avenir de la meilleure des façons. Avec un diplôme en finance, son avenir s’est rapidement éclairé. Il a aussi pu compter sur le soutien de sa famille.

Wandrille : La chose à ne pas faire, c’est de rester tout seul chez soi. De gamberger. Ma famille a été vraiment importante, ils m’ont soutenu et je me suis très rapidement remis au travail.

En tant qu’ancien coéquipier exemplaire, Hassoun se doit à ce moment de demander à son ami Wandrille comment il va depuis qu’il a quitté le vestiaire de l’Impact.

Wandrille : Aujourd’hui, je suis un homme très occupé. Je suis en train de découvrir la réalité d’après-carrière. Une vie dans laquelle l’exclusivité de mon temps ne tourne pas qu’autour du football. En ce moment, j’ai trois activités principales. Je travaille dans la finance. C’est le domaine dans lequel j’ai obtenu mon diplôme, ici. Puis, j’ai deux rôles dans le football. Le premier, en tant que joueur avec le projet de Blainville, puis le second, en tant que coach avec les Carabins.

« Tu ne peux pas enlever la compétition à un joueur du jour au lendemain »

Hassoun : Retourner dans le monde amateur, c’était un désir ?

Wandrille : C’était surtout un besoin. Même si mon nouveau job occupe une grande place dans mon calendrier, je n’ai pas encore de vie de famille et une copine qui ne vit pas à Montréal. J’ai donc du temps à me consacrer. Retourner dans le monde amateur, c’est rafraichissant. Cela permet de reconnecter avec soi-même. Le monde amateur a des vertus que le monde professionnel n’a nécessairement pas à cause de l’enjeu financier.  

Hassoun : Finalement l’enjeu est différent mais pas moins importants en PLSQ qu’en MLS ?

Wandrille : « C’est différent. À Blainville, tu ne calcules pas tes efforts. Le championnat canadien, c’est la chance d’une vie pour tous les joueurs. Le train est déjà passé deux fois. Tu ne sais pas s’il repassera. Les joueurs jouent devant leurs familles, devant les gens avec lesquels ils ont grandi. C’est une vraie bataille du Nord ! Familles, histoires et enjeux sportifs, c’est un cocktail explosif. J’ai beau être en forme, je finis tous les matchs sur les genoux. En MLS, tu calcules peut-être un peu plus tes efforts. »

Hassoun : Est-ce que le modèle du sport américain nuit aussi à cette atmosphère ?

Wandrille : C’est un avis partagé par de nombreux Européens. Le modèle financier du sport américain est représenté par des ligues fermées. Il n’y a ni de montée ni de descente. Cela crée un entonnoir dans lequel les joueurs ont pour unique objectif d’aller en MLS. Une fois arrivé, t’es tranquille. Tu joues davantage dans un confort et ce n’est pas vraiment bon pour progresser.

Hassoun : Pourtant avec des joueurs comme Ballou Tabla et Alfonso Davies, on a aussi l’impression que notre soccer évolue ?

Wandrille : Ce sont les premiers joueurs qui ont suivi les processus des académies en intégralité.  Le Canada est en train de former des joueurs qu’il ne formait pas il y a quelques années. Après, on sait bien que le potentiel ne fait pas tout ! Il faut réussir à performer sur le long terme et passer les paliers. Le Canada n’a pas réussi depuis des années avec son équipe nationale. Quand tu arrives sur un autre continent, être canadien n’a pas vraiment encore la même portée qu’être brésilien. Cependant, je suis certain que cette jeunesse canadienne saura répondre présent en 2026.

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