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L’Impact n’a pas le choix de garder Nacho!

L’Impact n’a pas le choix de garder Nacho!

Dimanche après-midi, en quittant le terrain du Stade Saputo, Ignacio Piatti a reçu une superbe ovation de la foule. Il a salué les spectateurs chaleureusement, eux qui attendent impatiemment de savoir ce qui va se passer avec le numéro 10 de l’Impact.

Le président Kevin Gilmore a toujours dit que le club avait l’intention d’exercer l’année d’option de Piatti, mais plus récemment, il s’est ravisé. En entrevue avec Mario Langlois aux Amateurs de sports, le président s’est ravisé, indiquant qu’il fallait y réfléchir.

Si les dirigeants de l’Impact veulent conserver les services de l’Argentin, ils n’ont qu’à avertir le clan Piatti que l’année d’option sera mise en activation et le tour est joué. Mais si l’Impact désire y réfléchir, c’est que l’on commence à douter de la valeur monétaire du joueur désigné.

Combien?

Il est normal que l’Impact se demande si Nacho vaut 4,5 millions de dollars. Il ne rajeunit pas et les blessures commencent aussi à le ralentir. Si Piatti est honnête avec lui-même, il reconnaîtra que ce montant est difficilement justifiable.

Le Vénézuélien Josef Martinez est, selon plusieurs, le meilleur joueur de la MLS. Il empoche 3 millions de dollars à Atlanta.

Nacho a répété à plusieurs reprises qu’il désire fortement faire partie de l’aventure de la Ligue des Champions de la Concacaf en 2020. Il a le sentiment du devoir non accompli depuis la défaite en finale en 2015 contre Club America.

Du côté de l’Impact, on doit aussi reconnaitre que lorsqu’en santé, Nacho peut encore faire la différence. Cette saison, si ce n’était pas de Piatti, l’Impact ne remporte probablement pas le Championnat canadien.

D’autres joueurs de qualité sont déjà là chez l’Impact comme Bojan Krkic et Saphir Taïder, mais on se rend compte assez rapidement qu’ils ne peuvent pas trainer cette équipe sur leurs épaules comme peut le faire Nacho. 

Un compromis?

Si Piatti désire vraiment terminer sa carrière à Montréal, accepterait-il une prolongation de contrat? Si l’impact lui offrait 6 M$ ferme pour les deux prochaines saisons? Nacho toucherait son argent, empocherait 1,5M$ de plus et s’assurerait d’un contrat garanti pour 2021.

De son côté, l’Impact réduirait le coût de son salaire de 1,5 M$ en 2020, ce qui lui permettrait de mettre la main sur un autre joueur de la trempe de Taïder ou Bojan.

La bonne nouvelle, c’est qu’Olivier Renard a récemment indiqué qu’il avait déjà rencontré en personne l’agent de Piatti pour entamer les négociations cette semaine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau directeur technique de l’Impact ne perd pas de temps.

Ceci pourrait indiquer que les deux clans n’ont pas l’intention d’attendre la fenêtre des transferts du 1er janvier prochain pour trouver une solution.

Peu de temps pour Renard

Avec la venue de la Ligue des Champions en février, l’Impact a peu de temps pour mettre en place une équipe capable de remporter cette compétition. Si Piatti devait quitter, il serait difficile pour l’Impact de trouver un joueur de si grand talent aussi rapidement.

Et même si l’Impact en trouvait un en janvier, serait-il apte à tout de suite faire la différence avec sa nouvelle équipe? Une période d’adaptation de ce nouveau joueur pourrait coûter cher à l’Impact en LDC de la Concacaf.

Si Piatti signe rapidement son contrat, le club peut déjà commencer à magasiner un joueur complémentaire qui viendrait appuyer Piatti et l’Impact dans ce tournoi. C’est une chose de trouver un bon joueur, c’en est une autre d’en trouver un d’exception en si peu de temps.

En Nacho, l’Impact sait ce qu’il possède et sait qu’à lui seul, il peut faire la différence dans ce type de tournoi. Quand ça compte, Nacho se lève toujours, comme il l’a fait en Championnat canadien cette saison.

Une relation un peu tendue

Le site The Athletic rapportait la semaine dernière que lorsque Joey Saputo est descendu dans le vestiaire après la défaite contre Cincinnati, Piatti a levé le ton auprès du propriétaire, lui indiquant qu’il ne descendait que lorsque les choses n’allaient pas bien.

Ce n’est pas le premier accrochage entre Piatti et Saputo. Piatti n’avait pas non plus apprécié les commentaires de Saputo en 2018 au micro du 98,5 Sports, lorsqu’il a indiqué qu’il pourrait songer se départir de Piatti à 4,5 M$, pour le remplacer par trois joueurs à 1,5 M$.

Finalement, rappelons que la dernière négociation entre Saputo et Piatti ne s’est pas déroulée sans anicroche. C’est Nick De Santis qui avait dû intervenir pour s’assurer que l’Impact n’échappe pas son meilleur joueur.

Maintenant que son bon ami De Santis n’y est plus, et que deux membres du staff qu’il appréciait fortement en Mario Di Molfetta et Aldo Ricciuti ont aussi été remerciés, qui reste-t-il? Nacho a-t-il encore suffisamment d’attaches au club pour se convaincre de vouloir rester?

Il faudra trouver un autre moyen pour le séduire et le convaincre que ça vaut toujours la peine de rester. La LDC pourrait être cet élément motivateur.

À la rigueur, si Nacho n’en a que pour le tournoi continental de l’hiver prochain, une entente à l’amiable pourrait aussi être une option. Après la LDC, si l’Impact n’est pas dans le coup en MLS, on pourrait permettre à Nacho de quitter l’été prochain, si tel était son souhait.

Toutes ces possibilités demeurent sur la table. Mais une chose est certaine, si Nacho part, et que la décision finale arrive tardivement en 2019, l’Impact pourrait se retrouver dans une situation très fâcheuse en février. La LDC est une opportunité en or pour l’Impact de capitaliser au niveau marketing, tôt en 2020. En même temps, un flop et une élimination hâtive peuvent aussi avoir l’effet contraire.

C’est à l’Impact d’y voir.

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