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Heureusement qu'il y a les Williams (bis)

Heureusement qu'il y a les Williams (bis)

Après trois Grands Prix, le début de saison de Lance Stroll pourrait se résumer ainsi : heureusement qu’il y a les Williams... Je terminais mon blogue précédent avec cette phrase et si la tendance se maintient, je risque de la répéter souvent.

Abonnées aux dernières places, les deux voitures de cette écurie en chute libre – qui demeure, ne l’oublions pas, la deuxième plus titrée de la F1 derrière Ferrari avec neuf championnats des Constructeurs – évitent le déshonneur aux autres pilotes qui se traînent en fond de grille. Et parmi eux, il y a notre grand espoir canadien, dont on attendait beaucoup, cette année. D’abord, parce que ça ne pouvait pas être pire que l’an dernier; et aussi parce qu’il pilote maintenant pour une des meilleures équipes du peloton B, c’est-à-dire toutes les écuries autres que le trio des intouchables (Mercedes-Ferrari-Red Bull).

Trois courses, c’est peu, je sais, mais jusqu’à maintenant, les résultats sont tout sauf encourageants. Le rôle des journalistes consiste à relater les faits, non pas à jouer les meneuses de claque, même si l’écurie est canadienne et l’un de ses pilotes, montréalais. Pour ça, il y a des relationnistes.

Or, que disent les faits ? Ils nous disent que la saison a commencé sur une bonne note, Lance terminant 9e lors de la première course, avec deux points à la clé. Mieux encore, il a non seulement devancé son coéquipier, Sergio Perez, mais celui-ci n’a marqué aucun point. Or, le Mexicain est un bon baromètre pour son jeune coéquipier, car il brille autant par sa vélocité que par sa constance. Des points, Perez en récolte régulièrement. En Australie, il a devancé Stroll aux qualifications, mais les rôles ont été inversés en course.

La joie, fut, hélas, de courte durée. Dès le Grand Prix suivant, on a revu le Lance Stroll de la saison précédente. En fait, on ne l’a pas vu, parce qu’il a été invisible. Encore une fois, il n’a pas franchi la Q3 et il a fait de la figuration pendant la course, après avoir été à l’origine d’un accrochage au départ. Les adeptes du verre à moitié plein diront que ça fait partie du jeu et qu’on ne peut pas être brillant tous les week-ends. Vraiment ? Dites ça à Toto Wolff (Mercedes), Christian Horner (Red Bull) ou Mattia Binotto (Ferrari)…

Après trois Grands Prix, les faits, toujours eux, révèlent, que Lance Stroll n’a toujours pas franchi le cap de la Q3, malgré une meilleure monture. Comparer la Racing Point à une Williams revient à comparer un cheval à un âne; même si ledit cheval n’est pas le plus fringant, c’est quand même un cheval. Perez l’a non seulement devancé en qualifications à chaque fois, mais il a repris ses habitudes en récoltant des points lors des deux dernières courses, pendant que Stroll terminait dans les limbes. Plus précisément, 14e à Bahreïn et 12e en Chine. Et encore, il doit sa 12e place aux ennuis des McLaren, toutes deux impliquées dans un accrochage au départ, et à Giovinazzi, encore plus décevant que lui.

Il est vrai que Pierre Gasly n’impressionne personne depuis sa promotion chez Red Bull mais au moins, il peut s’appuyer sur son impressionnante première saison, l’année dernière. Tandis que la carrière de Stroll se résume, pour l’instant, à deux coups d’éclat lors de sa saison inaugurale, en 2017 : son podium à Bakou et sa qualification en première ligne sous la pluie, à Monza. Sinon, le bilan est mince et il continue de s’amincir malgré un changement d’équipe qui aurait dû lui être salutaire.

Dans une province où on félicite un club de hockey qui n’a pas participé aux séries éliminatoires pour une deuxième saison d’affilée, la tolérance et l’optimisme sont de rigueur. Je vais donc regarder le verre à moitié plein en disant que la saison est jeune, qu’il reste tout de même 18 courses et qu’il suffirait d’un bon résultat pour tout oublier.

En attendant, « l’effet Stroll » ne doit pas avoir beaucoup d’impact sur la vente des billets pour le Grand Prix du Canada…

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Pour le reste, ce fut d’un ennui mortel, avec un minimum d’action en piste et des résultats on ne peut plus prévisibles, les pilotes de l’inamovible peloton A monopolisant les six premières places, devant un Ricciardo enfin épargné par la malchance, Sergio Perez, l’increvable Raikkonen et l’étonnant Alexander Albon, un autre produit de la filière Red Bull. L’Histoire retiendra aussi que c’était la 75e victoire de Lewis Hamilton, ce qui n’est pas rien.

Pour le reste, on prend les mêmes et on recommence… Prochain rendez-vous le 28 avril, en Azerbaïdjan. Oui, oui, là même où un certain Lance Stroll a terminé 3e, il y a deux ans. Si la course ne se transforme pas en derby de démolition, comme en 2017, un podium paraît hors de portée pour l’écurie Racing Point. Mais il suffirait que Lance accède à la Q2 et qu’il termine dans le Top 10 pour contenter le bon peuple.

 

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