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Un stade, trois clubs, est-ce possible?

Un stade, trois clubs, est-ce possible?

Depuis l’annonce de la vente possible des Alouettes, les gens spéculent sur ce à quoi pourrait ressembler la scène sportive montréalaise d’ici cinq à dix ans.

Les Alouettes auront-ils un nouveau propriétaire? L’Impact aura-t-il agrandi le Stade Saputo? Les Expos seront-ils de retour?

Il y a une réalité qui existait il y a 20 ans et qui existe peut-être toujours aujourd’hui.

À cette époque, les Expos avaient besoin d’un nouveau stade et l’Impact aussi, eux qui évoluaient au Centre Claude-Robillard. C’était pareil pour les Alouettes qui jouaient dans un Stade Percival-Molson qui n’avait pas encore été rénové.

Même si la tendance s’en allait vers la construction de stades pour sport unique, la réflexion existait déjà. Serait-ce possible de regrouper les trois clubs dans un même stade?

Un stade, trois sports?

Pour ressusciter, les Expos auront besoin d’un nouveau stade. Le commissaire de la LCF parle du besoin d’un nouveau stade pour les Alouettes. Et il n’est pas clair s’il est possible pour l’Impact de suffisamment continuer de moderniser le Stade Saputo, dans le but de suivre la tendance de la MLS.

Avec la technologie d’aujourd’hui, est-il possible de bâtir un stade, avec gazon naturel pour trois équipes, dans trois sports différents?

Si on regarde au Japon, le Stade Sapparo est construit pour le baseball et pour le soccer. Le terrain de baseball est une surface synthétique, pendant que le terrain de soccer est en gazon naturel.

 

La surface de baseball est démontée après les matchs pour accueillir la surface naturelle que l’on glisse de l’extérieur du stade à l’intérieur.

Mais on peut imaginer qu’avec un toit rétractable, il serait possible de posséder deux surfaces naturelles qui se glisseraient de part et d’autre du stade, de l’intérieur à l’extérieur.

Le hic, c’est que le Stade Sapporo est construit comme les anciens stades «cavernes», ce que l’on appelait les fameux «cookie cutters». Ce type de stade a perdu la faveur en Amérique du Nord. Surtout au baseball, les gens veulent se sentir comme dans un parc et non dans un stade. Avec des estrades qui forment un losange autour du terrain.

Serait-il possible de faire ce type de transformation, de déplacer les bancs les plus près du jeu, pour convenir aux trois sports, tout en gardant une configuration en losange? Seul un ingénieur pourrait répondre à cette question, mais avec la technologie d’aujourd’hui, je ne serais même pas surpris que ce soit possible.

Idée innovante

Si ce type d’idée était adopté, ce serait une première en Amérique du Nord. Il n’y a aucun stade qui en ce moment est l’hôte d’un club de baseball des majeurs, d’un club de la MLS et d’une équipe de la NFL ou CFL.

En ce sens, Montréal pourrait servir d’exemple pour toutes les autres villes qui désirent se doter d’installations de premier plan pour leurs équipes, tout en demeurant responsables financièrement.

Il faudrait absolument, dans ce cas, que chacune des trois équipes se dote d’un centre d’entraînement, car il est clair qu’il n’y aura pas d’espace au calendrier pour y inclure des entraînements à l’extérieur des jours de match.

Défi de calendrier

Par ailleurs, la gymnastique du calendrier sera des plus complexes, mais pas impossible. Lors des mois où les trois équipes évoluent en même temps, il faudrait réserver un week-end sur deux aux football et soccer, et l’autre fin de semaine au baseball.

Lorsque le club de balle est à l’extérieur de la ville, le soccer se jouerait samedi après-midi et le football le dimanche après-midi. Il serait plus logique de faire jouer l’Impact le samedi, car les joueurs de soccer endommagent moins le terrain que les joueurs de football.

Coût plus élevé

Il est aussi clair que ce stade, s’il se bâtit, coûterait plus cher qu’un simple stade de baseball. Étant donné qu’on devra se doter de deux surfaces, d’un système de rail pour les faire entrer et sortir, que ça va prendre des sections bancs amovibles qui se marieront aux deux surfaces et que ça prendra aussi assurément un toit rétractable.

Mais serions-nous plus fiscalement responsables en ne bâtissant qu’un seul stade, convenable à tous, même s’il coûte un peu plus cher? La réponse c’est probablement oui.

C’est un véritable pensez-y-bien. Est-ce que Montréal oserait aller en sens contraire de la tendance actuelle? Il faudrait que le projet soit mené d’une main de maître dans le but de satisfaire le plus possible les trois clubs et leurs partisans respectifs.

Et on ne pourrait pas compromettre le standard. Ce stade doit être des plus modernes avec toutes les qualités des nouveaux stades modernes d’aujourd’hui.

Du rêve à la réalité?

Selon ce qu’a appris le 98,5 FM, le groupe de Stephen Bronfman aurait de l’intérêt pour tenter de convaincre la FIFA de déplacer les matchs de la Coupe du Monde 2026 dans son nouveau stade de baseball.

En ce moment, si Montréal devient l’hôte de matchs de la CDM, on prévoit les organiser au Stade olympique.

C’est donc dire que certaines réflexions en ce sens ont déjà eu lieu. Si c’est vrai ensuite que Bronfman aurait aussi de l’intérêt pour se porter acquéreur des Alouettes, à partir de ce moment-là, plus rien ne devient impossible.

Avant de dire non, il faudrait bien y réfléchir. Pensez-y, un nouveau stade des plus modernes, qui repousse les limites de la technologie et l’ingénierie, au Bassin Peel pour l’Impact, les Alouettes et les Expos.

Une chose est certaine, Montréal assurerait la survie à long terme de ses trois franchises.

Solide comme le Roch

Solide comme le Roch

avec Roch Cholette

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