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«Les enfants ne sont pas moins victimes de maltraitance en raison de la pandémie, au contraire»

«Les enfants ne sont pas moins victimes de maltraitance en raison de la pandémie, au contraire»Photo: mrs/Moment/Getty Images
Moins d'appels à la DPJ pour dénoncer les sévices physiques infligés aux enfants - entrevue avec Delphine Collin-Vézina, professeure à l'École de travail social de l’Université McGill,

5:40

Régine Laurent s’inquiétait à la fin mars des effets néfastes de la pandémie de COVID-19 sur les enfants vulnérables du Québec. Presque trois mois plus tard, des chercheurs ont constaté en effet que les signalements à Montréal ont diminué du tiers par rapport à l’an dernier, selon une étude réalisée par l'École de travail social de l’Université McGill.

La présidente de la Commission sur la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avait lancé un cri du coeur aux Québécois au début de la crise sanitaire. Elles leur avaient notamment demandé d’augmenter leur vigilance à propos des enfants, dont plusieurs étaient menacés davantage en raison de la pandémie du coronavirus.

Malheureusement, ses craintes semblent s'être concrétisées. Des centaines d’enfants ont été des victimes collatérales de la pandémie.

Pour la période étudiée par l’équipe, 1647 signalements ont été reçus par le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, par rapport à 2473 l’année passée. C’est une différence de 60%.

Non seulement les signalements à la DPJ ont diminué sur le territoire montréalais, les sévices physiques infligés aux enfants sont beaucoup moins dénoncés. La diminution des signalements est particulièrement importante à propos des enfants battus; elle atteint les 60 %. 

«Les enfants ne sont pas moins victimes de maltraitance en raison de la pandémie. Au contraire. On début de la crise, nous avions levé des drapeaux rouges. Généralement, les enfants sont plus à risque de vivre de la violence durant d’événements sociaux graves ou de catastrophes naturelles. […] La fermeture des écoles a augmenté l’isolement des enfants maltraités. Les enfants maltraités souffrent donc en silence. Cela nous préoccupe.» 

Le confinement des Québécois a fait en sorte qu’ils ont été moins en contact avec leurs voisins et leur entourage, dont les parents et leurs enfants. 

«Lorsque l’école n’est pas accessible aux enfants, il n’y a pas d’autre système qui prend le relais.» 

- Avec des informations de La Presse

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