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«Dérive importante du système de la protection de la jeunesse»

«Dérive importante du système de la protection de la jeunesse»Getty Images/Moment/ Annie Otzen
Selon un ancien directeur de la DPJ, beaucoup de belles paroles mais peu d'actions concrètes pour améliorer le sort des enfants.

9:13

Le témoignage d’un ancien directeur de la Protection de la jeunesse devant la Commission Laurent, mardi, a été percutant.

Marc Lacour était le directeur de la Protection de la jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Au micro de Bernard Drainville, mercredi, il a affirmé que le système avait besoin d’un grand virage.

«J’estime qu’il y a eu une dérive importante du système de la protection de la jeunesse et qu’il faut appliquer un coup de barre important. La majorité des cas sont judiciarisés et quand on parle de judiciarisation, on parle d’un système qui est lourd, avec des délais, des reports, avec des recours à des expertises diverses. Et pendant ce temps, les enfants et les parents sont suspendus dans les airs»

Il note aussi qu’il y a un manque d’imputabilité lorsque des situations de crise surviennent.

«Est-ce le réseau de l’éducation, le réseau de la justice, le réseau des centres de la petite enfance ou celui de la santé ? Tout le monde se renvoie la balle et la plupart du temps, c’est la DPJ qui a le dos large. Et en raison de la confidentialité, le directeur ne peut pas parler en public, ce qui suscite beaucoup de suspicion de la part de la population»  

«De la part des médias aussi. Souvent, on appelle la DPJ et on n’est pas capable d’avoir quelqu’un qui va venir en onde. Et on interprète ça comme un refus de nous dire la vérité, un refus d’être transparent, de rendre des comptes. On a l’impression que la DPJ se cache»

Selon l’ancien directeur, seulement 3% des enfants du Québec font l’objet de l’attention de la DPJ. Et des signalements reçus par la DPJ, seulement un cas sur quatre est jugé comme étant fondé après analyse.

«C’est inacceptable d’avoir des listes d’attente. Il y en a 2000 qui attendent. Ces enfants n’ont pas une réponse minimale à leurs besoins de base»

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