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Une politique de l'ASFC suscite des craintes sur la détention des migrants

Une politique de l'ASFC suscite des craintes sur la détention des migrantsLa Presse canadienne

OTTAWA — L'Agence des services frontaliers du Canada obligera bientôt tous ses agents travaillant avec des migrants en détention à porter un équipement de protection, suscitant de nombreuses inquiétudes quant à la prétendue «criminalisation» des demandeurs d'asile.

L'équipement obligatoire comprend des matraques, du poivre de Cayenne et des gilets pare-balles.

La politique nationale a été adoptée à l'interne l'année dernière après que l'ASFC a commencé à transférer dans l'un des trois centres de détention de l'Agence ceux qu'elle juge comme des détenus migrants représentant un risque élevé à la sécurité publique. Auparavant, ces personnes étaient détenues dans des prisons provinciales.

Selon des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, l'agence a décidé que tous les agents travaillant dans ces centres devront être équipés d'un équipement de protection afin d'assurer une approche opérationnelle commune.

Ces changements ont suscité des inquiétudes. Certains craignent qu'ils créent un environnement dans les centres de détention pour immigrés s'apparentant à des conditions de prison et donnent l'impression que tous les migrants détenus au Canada sont des «criminels» dignes d'être punis.

Un groupe de médecins, d’avocats, de juristes et d’organisations de défense des droits de la personne ont demandé en vain au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, d’annuler cette politique.

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